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Lutte contre Covid-19 : Le soleil se lève à Kinshasa

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Pendant que le couple présidentiel américain était en quarantaine, ayant été testés positifs à la Covid-19, à Kinshasa, un nouveau médicament, dénommé « Manacovid » déchirait, une bonne fois pour toutes, le certificat d’invincibilité du nouveau coronavirus, libérant ainsi l’humanité du spectre de la mort que la pandémie à covid-19 faisait planer sur le monde entier. Les essais cliniques menés à Kinshasa sur 300 patients testés positifs à la Covid-19 avant d’être soumis au Manacovid et contrôlés tous négatifs après cinq jours de traitement, en donnent une preuve irréfutable. 100% de guérisons après cinq jours de traitement, tel est le score réalisé par le Manacovid sur un échantillon de 300 malades dont l’âge oscillait entre sept et quatre-vingt-treize ans, comprenant 54% de femmes et 46 % d’hommes.

D’après le Dr David Lusakumunu Kimputu, médecin spécialiste en gastro-entérologie de l’hôpital provincial général de référence de Kinshasa qui a supervisé ces essais cliniques en qualité d’investigateur principal, les symptômes de la maladie disparaissaient déjà après trois jours de traitement. De telle sorte qu’au cinquième jour, tous les malades avaient été contrôlés négatifs à la covid-19.

C’est autant dire que désormais, la pandémie à coronavirus n’est plus qu’une pathologie comme une autre qu’on peut guérir totalement en cinq jours de traitement au maximum quels que soient l’âge et le sexe du patient ainsi que le degré de gravité de la maladie.

Du coup, les dirigeants du monde, les scientifiques et chercheurs de tous les horizons peuvent encore avoir confiance au génie créateur de l’homme pour donner des solutions durables aux problèmes qui menacent l’existence de l’homme sur la terre.

Nous disons « durables » parce que, selon les médecins qui ont administré le Manacovid à leurs patients, ce produit-miracle s’est aussi montré actif contre d’autres pathologies parmi les plus dangereuses du moment.

L’avenir nous en dira plus long sur ce produit pharmaceutique qui n’a pas encore livré tous ses secrets, grâce entre autres aux recherches appelées à se poursuivre dans le cadre de la pharmacovigilance, même sur des pathologies comme le Vih.

Cependant, au-delà de tout ce qui peut se dire dans cette affaire, force est de constater que, pour une fois, dans un domaine aussi sensible que celui de la santé, la solution à un problème qui a mis à genoux les gouvernements du monde entier, l’ensemble des agences spécialisées des Nations-Unies et les institutions tant publiques que privées chargées de la recherche scientifique sur les cinq continents, vient de l’Afrique subsaharienne.

Qui aurait cru à une telle éventualité ? D’autant qu’en l’espèce, nous parlons d’un produit pharmaceutique fabriqué dans le strict respect des règles de l’art (Fiat secundum artem) et non d’une tisane ?

C’est à se demander pourquoi alors les chercheurs africains ne sont-ils pas pris en considération quand il s’agit de donner des réponses aux questions qui taraudent l’esprit humain à l’échelle internationale dans leur domaine de spécialisation ? Pourquoi les gouvernements africains ne donnent-ils pas assez de moyens à leurs chercheurs, de façon à leur permettre de s’exprimer comme leurs homologues d’autres cieux, étant donné que le cas de Madagascar n’est qu’une exception ?

Le gouvernement de Kinshasa ne savait-il pas qu’il, depuis 1980, un Centre de recherche pharmaceutique à Luozi (Crpl) dans le Kongo Central, qui a déjà mis un certain nombre de médicaments sur le marché ? Mais pourquoi le Crpl n’a-t-il jamais bénéficié d’une aide quelconque de l’Etat congolais depuis sa création ?

Il est vrai que le pharmacien Batangu Mpesa Etienne Flaubert avait été primé par le président Mobutu Sese Seko le 25 novembre 1985 à l’occasion des festivités marquant le 20ème anniversaire de la deuxième République pour le Manadiar et en 2016 pour le Manalaria par le président Joseph Kabila Kabange, mais à chaque fois, cela n’a donné lieu à aucune retombée financière.

Qui plus est, le Crpl n’a jamais bénéficié d’un quelconque allègement fiscal bien qu’étant la toute première institution privée de recherche pharmaceutique initiée par un digne fils du pays au Congo de Kimbangu.

Aujourd’hui, après les résultats spectaculaires des essais cliniques du Manacovid et tous les dividendes qu’en tirera l’Etat congolais, la balle se trouve résolument dans le camp des pouvoirs publics. En effet, chacun sait que la recherche scientifique a un coût. Déjà, selon nos informations, les produits pharmaceutiques (Manacovid) distribués gratuitement jusqu’à la fin des essais cliniques, sont évalués à plus de 200.000 Usd.

Quid des médecins-investigateurs ayant participé aux essais cliniques au risque de leur vie sans honoraires ? Dans son mot de remerciement à tous ceux qui ont travaillé dans les sites ayant hébergé les essais cliniques, le promoteur du Manacovid, Etienne Flaubert Batangu Mpesa, a signalé que 80% de médecins et autres personnels ayant pris part à ces travaux avaient été atteints de la Covid-19, et qu’ils n’ont eu la vie sauve que grâce au Manacovid. Ces patriotes ne méritent-ils pas de récompense ?

En tout été de cause, on retiendra que désormais, il faut compter avec l’Afrique au rendez-vous du donner et du recevoir. Il n’est, d’ailleurs un secret pour personne, que la plupart des grands savants que compte l’Afrique ont été formés en Occident. Certes, les infrastructures et les moyens financiers posent problème sur le continent noir. Mais les bailleurs de fonds et les gouvernements du monde se doivent d’en tenir compte car, en définitive, nous sommes convaincus avec le Dr Martin Luther King qu’un cerveau est un cerveau quel que soit l’emballage.

Quant à l’inventeur du Manacovid, le pharmacien Batangu Mpesa, il nous revient que lui aussi n’a pas dérogé à la règle. Pharmacien de l’université Lovanium de Kinshasa en 1971, il a bénéficié d’une bourse d’études de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en 1976 pour le Canada à l’université de Montréal d’où il est revenu auréolé d’une maîtrise en sciences pharmaceutiques en analyse et industrie, en janvier 1980. C’est donc un produit de l’Oms.

Avec ses 40 ans d’expérience en matière de recherche et de production de médicaments à base des plantes médicinales, il n’a pas encore dit son dernier mot.

Edouard Balenda.  

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